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Convaincu d’une victoire facile, Jacques Chirac a tenu à consulter les Français sur la Constitution européenne. Il aurait dû rester l’arbitre de ce scrutin, mais il s’est impliqué de façon importante et personnelle en faveur du oui.

Le non massif des Français est un non d’autodéfense sociale et nationale. Il sanctionne le président de la République à double titre : parce qu’il est l’un des principaux négociateurs et défenseurs de la Constitution qui bradait l’indépendance de la France ; parce qu’il incarne une politique économique largement dictée par l’Europe de Bruxelles, dont les Français ont clairement dit qu’ils ne voulaient plus.

Les tripatouillages ministériels sont désormais insuffisants : le président de la République doit remettre son propre mandat en jeu. Dans une circonstance similaire, le général De Gaulle, dont M. Chirac se réclame abusivement, l’avait fait !

Louis-Armand de BEJARRY