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L’État remet sur la table l’éventualité d’une fusion de cinq métropoles avec leurs départements respectifs. Les déclarations récentes dans le quotidien Presse Océan de Philippe Grosvalet, président du conseil départemental de la Loire-Atlantique, viennent de rappeler cette inquiétante perspective, non sans ambiguïtés.

En effet, comment croire en l’inquiétude de Philippe Grosvalet, de même que celle de David Samzun, maire de Saint-Nazaire, alors qu’ils sont les accompagnateurs des lois NOTRE et MAPTAM qui pourraient aboutir à cette fusion ? Ils accompagnent d’autant plus cette potentielle mutation qu’ils ont soutenu toutes celles ayant précédé ces dernières années dans les exécutifs qu’ils dirigent : constitution de Nantes en métropole, mise en place d’un pôle métropolitain de Nantes-Saint-Nazaire (nouvelle couche du mille-feuille), passage de la prérogative d’urbanisme au niveau intercommunal, mise en place des nouvelles régions… En octobre 2014, devant le conseil municipal de Saint-Nazaire, David Samzun indiquait même qu’il verrait bien à l’avenir une grande région « Arc Atlantique » fusionnant la Bretagne et les Pays de la Loire. On croit donc rêver lorsque l’on lit dans la presse, les craintes de messieurs Grosvalet comme Samzun.

Si elle était mise en place, cette fusion donnerait la priorité à l’urbanisation et l’étalement de Nantes, de même qu’à la destruction de nos espaces naturels. De plus, elle sacrifierait nos petites communes, car l’argent public serait de plus en plus géré par la seule métropole de Nantes, source possible de conflits d’intérêts.

Attaché à l’intégrité des départements, le Front national (FN) de la Loire-Atlantique est contre cette fusion, qui détruirait notre patrimoine local, nos espaces ruraux et rendrait comme « périphériques » tous les espaces de ce « département-métropole », en dehors de l’agglomération nantaise.

Baptiste GUÉRIN


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