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Compte administratif 2017

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Intervention de Jean Goychman

Seul le prononcé fait foi.

Lors du vote du budget primitif de 2018, durant la session de décembre 2017, nous avions exprimé notre inquiétude devant la montée de l’endettement de notre région. Cette inquiétude reposait sur deux point: une augmentation globale des dépenses non compensées par des recettes supplémentaires, souvent liées, il faut le reconnaître, à un certain désengagement de l’Etat ainsi que sur une augmentation prévisible des taux d’intérêts dans l’avenir.

L’analyse de la réalisation du budget 2017, dont les chiffres n’étaient bien sûr pas connus à l’époque, montre que cette tendance à l’augmentation de la dette était déja sous-jacente. Certes, il y a eu une diminution du l’évolution du stock de dettes, passant de 9% en 2016 à 3.3% en 2017, mais ce stock est néanmoins passé de 1566 M€ à 1617 entre 2016 et 2017, soit une augmentation relative de 3 % d’endettement supplémentaire. Il est à noter que l’évolution des taux d’intérêts est restée plutôt favorable, probablement en raison de l’action de la BCE qui a décidé de poursuivre sa politique de création monétaire tout au long de l’exercice.

Au sujet du budget supplémentaire de 2018, concernant la politique en matière de recettes et de dépenses, nous avons noté le maintien prévu de l’équilibre (13M€ en recettes et 12.9 M€ en dépenses) L’épargne nette devrait donc rester inchangée. L’emprunt prévisionnel, compte tenu de l’excédent de cloture 2017, diminue d’environ 20 M€, ce que nous ne pouvons qu’approuver.
Les recettes d’investissement sont en diminution 2.5M€ et celles de fonctionnement augmentent de 13M€.
Cependant, ces recettes prévues ne sont pas à la hauteur des dépenses, notamment concernant celles d’investissement qui augmentent de 20M€. Même si elles sont relatives à la section d’investissement, il s’agit néanmoins de nouvelles dépenses qu’il faudra financer soit par de nouvelles recettes, soit par de nouveaux emprunts.

Par ailleurs, nous avons noté un louable effort d’aide aux PME de la région, notamment en ce qui concerne l’investissement dans le numérique avec une autorisation de programme de 1.3 M€.
Les mesures envisagées dans le cadre des différentes commissions sectorielles faisant l’objet de débats, nos interventions les concernant se feront dans le cadre de ces débats.

En synthèse: pas de grandes ruptures avec le budget primitif 2018. Certaines lignes budgétaires restent à chiffrer, mais nous comprenons que les aléas du calendrier n’aient pas permis de le faire, notamment celles concernant le « Contrat d’avenir avec l’Etat »

Maintien du TER Rennes-Châteaubriant, et un réinvestissement de la Région dans cette ligne

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Intervention de Jean-Claude Blanchard

Seul le prononcé fait foi.

La ligne de trains express régionaux (TER) Rennes-Châteaubriant connaît une situation de grande vétusté, qui imposerait une réponse forte des deux régions Pays de la Loire et de Bretagne, en coordination avec l’État. Actuellement prise en compte, cette situation de vétusté doit entraîner 42 millions d’euros de travaux de modernisation, malgré de fortes incertitudes sur le tronçon Retiers-Châteaubriant.

A ce titre, des particuliers, membres de l’Association citoyennes Châteaubriant-Rennes en train (ACCRET), défenseurs du maintien dans son intégralité de cette ligne TER, alertent en ce moment par voie de presse sur l’incertitude quant à l’avenir du tronçon Retiers-Châteaubriant. Par l’intermédiaire de leur président, Philippe Rajalu, ils affirment n’avoir « aucune garantie que les travaux se fassent, cela dépend de la participation de la région des Pays de la Loire », indiquant que la Région met un zèle excessif à ne rien faire, conséquemment à l’abandon du projet de transfert aéroportuaire vers Notre-Dame-des-Landes.

En particulier, l’ACCRET souligne qu’un retrait de la Région Pays de la Loire entraînerait en conséquence le retrait de la communauté de communes de La Roches-aux-Fées et du Département d’Ille-et-Vilaine, soit, à terme, un démantèlement de la ligne. Il conviendrait qu’à l’avenir, les Régions Pays de la Loire et Bretagne harmonisent leur participation financière à cette ligne.

En particulier, la Région Pays de la Loire doit sortir de son attitude négative de quasi-retrait financier de cette importante infrastructure.

La région de Châteaubriant, historiquement excentrée et enclavée, et dont nous considérons qu’elle aurait pâti d’un transfert aéroportuaire éventuel vers Notre-Dame-des-Landes, en étant encore plus éloignée de l’aire métropolitaine, n’a pas à subir la double peine de la non-réalisation de cet aéroport.
La gestion de la collectivité est étrangère à ce type de procédés caractériels, en ce qu’elle doit viser le bien commun de tous ses administrés, sans distinction, notamment de distinction territoriale. Persister dans ce pénible bras de fer ne pourrait d’ailleurs conduire la majorité régionale qu’à renier une partie de ses engagements, notamment ceux affichés ces deux dernières années concernant le Pacte pour la ruralité, annoncé comme vecteur d’une meilleure égalité des territoires et d’une plus grande valorisation des communes rurales.

A contrario de ce laisser-aller, Châteaubriant et sa région, de par leur équidistance entre Nantes et Rennes, doivent devenir le nœud ferroviaire qu’il mérite d’être entre les deux préfectures régionales.

Le groupe RN au conseil régional des Pays de la Loire émet donc le vœu que la Région reprenne une attitude responsable sur ce dossier, en ne bloquant pas les financements et l’investissement attendu dans la modernisation de cette ligne ferroviaire. Cette attitude plus responsable devra être confirmée en juillet prochain, en comité de ligne ferroviaire.