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Nous apprenons ces derniers jours l’existence d’une triste polémique autour de la dénomination du nouveau lycée de Carquefou. En effet, alors que la majorité régionale propose que celui soit baptisé du nom de Honoré d’Estienne d’Orves, officier de marine connu pour sa participation à la Résistance, la minorité socialiste conteste ce choix. La contestation de la gauche, en la personne d’Éric Thouzeau — ancien militant trotskiste — est d’autant plus incompréhensible qu’elle repose sur des raisons fortement idéologiques : Estienne d’Orves était certes un résistant… oui, mais il était monarchiste.

Monarchiste ? Et alors ? Oui, Estienne d’Orves était monarchiste — et un homme de droite — comme le furent une partie des figures de la Résistance, notamment dans les rangs gaullistes et giraudistes. Le PS a bien tort de vouloir préserver l’imposture historique d’une résistance aux nazis unanimement de gauche, si l’on songe à l’attitude pour le moins étrange d’une grande partie des socialistes et des communistes durant la Deuxième guerre mondiale… Cela, monsieur Thouzeau et ses collègues, pudiquement, n’en parlent pas.

Évidemment, nous soutenons le projet d’un lycée Estienne d’Orves à Carquefou. Rendre hommage à un si grand héros français serait en effet un signe positif à destination de la jeunesse carquefolienne, l’encouragement à ce qu’elle se dépasse et persévère toujours dans l’effort. Qui plus est, nous sommes sensibles à ce qu’un lycée reçoive un nom de résistant, à quelques pas du Champ du Bêle où, en octobre 1941, une partie des « Cinquante otages » furent fusillés, et où nous nous rendons chaque année pour honorer leur mémoire.

Rassemblement national (RN) de la Loire-Atlantique


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