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Vous connaissez l’adage : « Les paroles s’envolent, les écrits restent. » En octobre 2015, deux mois avant les élections régionales, Bruno Retailleau accordait un entretien au journal Le Point, dans lequel il promettait de « dégraisser le mammouth régional », en baissant les dépenses de fonctionnement de « 40 à 45 millions d’euros les deux premières années ».

Alors qu’en est-il, trois ans plus tard ? A périmètre de compétences régionales constant, les dépenses de fonctionnement sont stables depuis le début de la mandature, mais vont augmenter de 1 % par an jusqu’à la fin du mandat (environ + 50 millions d’euros en 2021). Les 45 millions d’euros de diminution ne sont donc qu’une chimère.

La dette régionale s’est envolée, atteignant 1,7 milliard d’euros fin 2018 (+ 260 millions d’euros depuis le début du mandat). Entre 2009 et 2015, la gauche avait augmenté la dette de 536 millions d’euros, il est vrai en partie non financée. Où est la différence ?

Le groupe RN au conseil régional des Pays de la Loire n’a cessé de proposer des solutions d’économies (commande publique régionale, coût insensé des formations professionnelles, diminution des subventions accordées trop généreusement, au profit d’avances remboursables ou de prêts, maîtrise des actions de communication ou de promotion dispendieuses…) Nous n’avons que très peu été écoutés.

Au moment où les taux d’intérêt sont à la hausse, la charge de la dette s’annonce beaucoup plus lourde dans les années à venir. Notre groupe renouvelle donc sa volonté de travailler sérieusement avec la majorité, pour obtenir de réelles diminutions des dépenses de fonctionnement.

Comme d’habitude, le centre-droit se fait élire sur un programme de droite, et gouverne comme la gauche. Business as usual!

Groupe RN au conseil régional des Pays de la Loire


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