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Nos ministres nous répètent à l’envi que les taxes sur les carburants sont un acte civique de protection de la planète. Outre le fait que le rôle du dioxyde de carbone (CO²) lié à l’activité humaine en matière de réchauffement est de plus en plus contesté, en dépit des efforts désespérés du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) pour nous en convaincre, une récente publication des données fournies par l’Union française des industries pétrolières (UFIP), qui vient de publier le communiqué suivant : « La consommation française de produits pétroliers en septembre 2018 : baisse de 11,8 % de la consommation de carburants routiers  en septembre ; – 12,9 % pour le gazole ; – 7,3 % pour les livraisons de supercarburants, dont + 2,9 % pour le SP95-E10 ».

Les taxes sur les carburants représentent une recette très importante du budget de l’État, qui tourne autour de 9 milliards d’euros par an. Or, depuis 2010, ces recettes baissent. Elles s’établissaient en septembre 2011 à 10,5 milliards d’euros. C’est donc une tendance baissière depuis plus de ans, avec une seule exception en septembre 2016 où elles étaient remontées à 11,5 milliards d’euros, probablement en raison de la chute des cours du pétrole brut, qui incitait les gens à consommer davantage.

Dans cette histoire, Bercy réagit comme les « petits commerçants » qui, concurrencés par les grandes surfaces, voyaient leurs revenus dégringoler. Pour les maintenir, ils augmentaient leurs prix et donc leurs marges, ce qui avait pour effet de diminuer encore leurs ventes. Le risque est de voir ce mouvement s’amplifier, et c’est bien ce qui semble être prévu dès le début janvier prochain.

Jean GOYCHMAN


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