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Reçue hier au Ministère de la Transition énergétique et solidaire, à Paris, la délégation syndicale de la centrale thermique de Cordemais est repartie bredouille. Non seulement, les délégués n’ont pas pu obtenir d’entrevue avec le ministre, François de Rugy — n’étant reçus que par la directrice de cabinet — mais encore, leurs demandes n’ont pas été entendues. Ces demandes sont pourtant on ne peut plus légitimes.

Principalement, les salariés de la centrale de Cordemais sollicitent un moratoire sur la fermeture du site. Ils s’appuient pour cela sur les premiers résultats concluants du dispositif de cocombustion charbon et biomasse ÉcoCombust, dont le prototype mis en place début 2017 contribue d’ores et déjà à une réduction considérable de la pollution émise par ce site. Avec ÉcoCombust, la transition écologique de la centrale de Cordemais était progressivement assurée. Mais le Gouvernement, malgré ses appels au « verdissement » de nos industries, ne veut toujours rien entendre !

Solidaire des salariés de Cordemais, le Rassemblement national (RN) de la Loire-Atlantique rappelle son souhait en prévision des hivers froids d’un maintien intégral des tranches charbon, et des emplois en assurant la gestion. De même, les efforts de transition doivent être maintenus.

Le Gouvernement doit entendre les craintes des salariés de la centrale. Qu’il ne croit pas en tout cas à la revitalisation des territoires par leur désindustrialisation.

Gauthier BOUCHET


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