Sélectionner une page

Ce mardi soir, au conseil communautaire de la CARENE, le Pôle métropolitain de Nantes-Saint-Nazaire faisait l’objet de deux votes, aux délibérations n° 10 et 55, concernant son financement annuel et le recrutement d’un nouveau directeur d’études. Le Rassemblement national (RN) s’est à ce titre exprimé en fin de séance, sur ledit pôle, structure selon nous coûteuse, opaque et inutile. Nous observons d’ailleurs que, timidement, des élus esquissent une opinion similaire : par l’abstention de Robert Belliot (ancien maire divers-droite de Pornichet) et les critiques discrètes de Florence Beuvelet (conseillère municipale républicaine de Saint-Nazaire), mais avec toutefois un vote favorable pour cette dernière.

Dans notre intervention, nous avons notamment souligné que, durant le mandat 2014-2020, le financement du Pôle par les communes de la CARENE coûterait environ 930 000 euros, la part de la Ville de Saint-Nazaire équivalant à 500 000. Ce quasi-million de la CARENE, prélevé sur l’impôt des habitants de l’agglomération nazairienne, pourrait certainement être mieux employé. Avec le RN à la Mairie de Saint-Nazaire, la sortie de la CARENE du Pôle sera proposée au vote du conseil communautaire dès 2020, et, vu la composition du conseil, acquise : cette sortie sera donc source d’économies pour les Nazairiens.

Au-delà, le Pôle n’est pas utile, ni aux habitants de l’agglomération nazairienne, ni aux habitants de la métropole nantaise. Il ne sert manifestement qu’à la création de postes de hauts fonctionnaires particulièrement protégés : CDI de trois ans, tacitement renouvelables. Comme nous l’expliquions en séance, vis-à-vis de cette structure connue par moins de 1 % de la population et aux prérogatives mal définies, les habitants de nos agglomérations auraient droit d’obtenir un bilan, voire, devraient exercer un droit d’inventaire.


► SUR CE MÊME THÈME