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Le conseil municipal de Saint-Nazaire, convoqué le 28 juin dernier, a encore illustré les division de la majorité de gauche. Ces divisions s’agrandissent chaque jour. Elles sont naturellement consécutives à l’affaire de diffamation opposant Martin Arnout à Laurianne Deniaud.

Cette dernière, démissionnaire la veille de sa délégation — aux côtés de deux autres adjointes, de même que Gaëlle da Silva-Betlamini vient de démissionner du conseil — vient de solliciter une demande de protection juridique par la Ville. Les élus du Rassemblement national (RN) ont voté en faveur de ce dispositif, tout en demandant son extension à monsieur Arnout, par souci de la présomption d’innocence. Nous avons toutefois rappelé que cette protection aurait été à la charge des Nazairiens, par leurs impôts.

Quant à la déclaration du maire, David Samzun, selon laquelle il n’intégrerait pas les dix élus frondeurs à sa liste, elle acte le fait que les gauches nazairiennes passent de la division à la défaite. Très probablement, l’an prochain, assisterons-nous à une quadrangulaire entre le PS, une liste dissidente de gauche, l’ensemble REM-MoDem, et le RN. Cette élection sera donc gagnable à un très bas niveau (peut-être dès 25 % des voix, en cas d’égalité des forces) ; élus et électeurs de droite doivent le considérer, et voter massivement pour la liste RN, s’ils veulent la fin d’un siècle de socialisme.touche, la majorité municipale nazairienne n’a jamais été aussi fragilisée. Il faut froidement en analyser les conséquences politiques. « L’affaire » a divisé les élus de la majorité, et annonce son probable échec à l’élection municipale de 2020.

Gauthier BOUCHET


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