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Tribune


A priori, ces deux sujets d’actualité n’ont rien de commun. Le premier concerne une mesure législative autorisant la pratique étendue de la procréation avec une assistance médicale tandis que le second présuppose l’origine purement humaine de la variation du climat. Dans cette hypothèse, puisque l’Homme en est à l’origine, l’Homme doit pouvoir y remédier…

L’Homme est-il appelé à tout contrôler ?

Cette question mérite d’être posée, car elle marque une évolution importante dans la façon de voir les choses. Jusqu’à présent, personne ne mettait en doute l’action des forces qui dépassaient le pouvoir ou le savoir de l’humanité. Qu’on l’appelle le Hasard, la Providence ou encore la volonté de Dieu, il était établi que nous ne pouvions avoir de prise totale sur notre destin.

Les progrès de la science et de la technologie ont apparemment inspiré à certains esprits une vision différente. Il est vrai que les développements dans ces domaines depuis quelques décennies pourraient conforter la démarche.

Mais alors, viendrait une autre question : Le contrôle total est-il souhaitable ? Un adage dit que « tout homme exerce la totalité des ses pouvoirs »

Qu’est-ce que le pouvoir ?

Dans une étude consacrée à « la nature du pouvoir selon Anna Harendt », la revue des Sciences philosophiques et théologiques publie :

« Pourquoi s’intéresser à la pensée politique de Hannah Arendt, en particulier à son concept de pouvoir, inlassablement déployé tout au long de son œuvre ? Pour deux raisons, qui se cumulent aisément. La première : parce que la compréhension du pouvoir qu’elle nous propose est profondément originale. H. Arendt se sépare, sur cette question, de la quasi-totalité de la philosophie politique, de Platon à Max Weber, pour qui le rapport politique se définit comme rapport entre gouvernants et gouvernés, lequel à son tour s’analyse en termes de commandement et d’obéissance, et finalement de domination. À ses yeux, il y a dans cette définition une erreur sur la nature même du politique, quand on le comprend en termes de domination, c’est-à-dire de subordination d’une volonté à une autre. La domination, c’est pour Arendt une interprétation falsifiée et falsifiante du pouvoir, entendu comme pouvoir de l’homme sur l’homme. »

On voit immédiatement poindre le processus de la dérive totalitariste.

La volonté humaine doit primer

Un petit rappel s’impose : concernant la PMA, le processus s’est engagé il y a plusieurs années, au travers d’un processus coutumier de la « Fabian School of Economics », qui consiste à avancer à petits pas vers un objectif tenu secret le plus longtemps possible.

Cela a commencé par le « PACS », qui devait déboucher inexorablement vers le mariage des gens de même sexe, appelé « mariage pour tous ». Le mariage étant, dans l’esprit de la plupart des gens, l’acte préliminaire à la création d’une famille, le principe d’égalité devait conduire à la possibilité pour tous d’avoir des enfants, y compris dans les cas où la nature ne saurait y pourvoir par elle-même.

La PMA, apparue au début des années 80, pouvait alors être évoquée. Le CCNE, appelé souvent le « Comité d’éthique » qui avait initialement restreint le domaine d’application de ce qui était appelé la « fécondation in-vitro » a évolué et en 2018, donnait finalement un avis favorable pour l’étendre à tous.

Dans ces conditions, la GPA « Gestation Pour Autrui » va dans quelques années pouvoir se généraliser au nom du même principe d’égalité. Cela sera-t-il le point d’aboutissement ?

Il est à craindre que non

Dès lors que la notion de filiation risque de perdre tout sens, puisqu’un couple pourra ainsi se procurer un enfant « à la demande » sans que ni l’un ni l’autre des conjoints n’aient le moindre lien biologique avec lui, on commence à discerner l’étape suivante.

Le « grand incubateur » décrit par Aldous Huxley dans son livre « Le Meilleur des Mondes » n’est plus très loin…

Et le réchauffement climatique ?

C’est une approche différente mais qui conduit à terme également vers « le meilleur des mondes » cité précédemment.

Cette hypothèse d’un réchauffement climatique uniquement dû à l’activité humaine induit immanquablement dans sa logique que l’homme est dangereux pour sa propre planète et qu’il est en train de la détruire.

Je ne vais pas entrer dans un débat complexe sur la thermodynamique et les échanges d’énergie entre la Terre et le reste de l’Univers. Plus simplement, il apparaît très peu probable que seule l’activité humaine en soit la cause.

Mais si l’humanité est dangereuse pour la Terre, il convient de limiter le nombre d’êtres humains vivant sur sa surface.

Ce qui est a priori antinomique avec la PMA pour tous, qui pourrait augmenter ce nombre.

C’est donc bien l’évidence qu’elle n’est qu’une sorte de moyen transitoire, naturellement parée des meilleures intentions.

La question subsidiaire

Tout ceci pour arriver à quoi ? Voila la vraie question.

La réponse se trouve peut-être dans un document publié en 2008, sous l’égide de la SMF (Social Markett Foundation ) et rédigé par un certain Simon Linett, intitulé « Trading emissions » (commerce des émissions).

Dans ce document, l’auteur, qui est le fondé de pouvoir de la banque Rothschild à la City, développe l’idée que

« the global problem of climate change can only be solved on a global, international level, and asserts that carbon trading is the most effective method to do this. »

(Le réchauffement est un problème global qui ne peut être traité qu’au niveau international et que la taxe carbone est le moyen le plus efficace pour le résoudre)

Un peu plus loin, on peut aussi lire :

« Because greenhouse gas emissions are a truly global phenomenon, this document puts forward the idea that the only solution can be through a world market ».

(Parce que les émissions de CO² sont réellement un probléme mondial (NdR : on préfère employer global plutôt que mondial), ce document promeut l’idée que seul un marché mondial peut le résoudre)

Et, au cas où nous n’aurions pas encore compris :

« That, perhaps, it might be regarded to as having wider benefits than merely “saving the planet” – perhaps it might be the basis for a new world order, one that is not based on trade and/or conflict resolution –. Perhaps one can see a way to achieve this goal, through leadership, vision and some marginal and manageable renunciation of national sovereignty, how the world might just get there »

(Ceci pourrait être considéré comme un argument beaucoup plus percutant que celui qui consisterait seulement à « sauver la planète », en favorisant l’établissement d’un Nouvel Ordre Mondial, qui ne serait plus uniquement fondé sur le commerce et la résolution des conflits. On pourrait y voir ainsi une façon d’atteindre ce but, grâce à la vision et l’action d’une élite, en renonçant d’une manière mesurée et maîtrisable, aux souverainetés nationales).

C’est donc bien de l’installation d’un futur gouvernement mondial qu’il est question dans les deux cas !

vie associative et culturelle : il les confortera et les traitera avec l’attention qui leur sont dues.

Notre politique est simple. Aux associations qui ne concourent pas à l’intérêt général, demandant beaucoup aux Nazairiens — à commencer par l’argent public — sans leur donner en retour autre chose qu’une vision politisée et dogmatique de leur rôle, nous ferons savoir qu’elles n’auront plus droit au subventionnement. Vis-à-vis des autres, si elles sont de bonne foi, et c’est le cas d’une majorité, il n’est aucune raison que la collectivité leur refuse ni son concours, ni son soutien financier.

Pour garantir cette bonne attribution des subventions et mieux les répartir entre les différents territoires de la commune, la Mairie de Saint-Nazaire veillera à impliquer les conseils citoyens de quartiers. Avec le RN à la Mairie, sera abandonnée la logique d’un vote en bloc de subventions disparates, sans forcément de liens entre elles, au profit d’un vote individuel, au niveau de chaque association. Les associations seront également davantage impliquées dans la vie culturelle nazairienne, notamment dans le cadre d’une seconde Journée du patrimoine organisée et financée annuellement au début de la saison touristique, par la Ville.

Gauthier BOUCHET


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