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Article de Ouest-France du 10 mars 2020


Toute petite, Éléonore Revel a baigné dans les eaux du FN, au cœur de l’une de ses places fortes : le Pas-de-Calais. « Mon père fut l’un des premiers élus conseiller régional du Front national, en 1986. » indique-t-elle.

Ses premiers pas au FN datent de 2002. Éléonore Revel, formée à la philosophie, tracte pour Jean-Marie Le Pen, à Bordeaux. « Puis, j’ai eu mon premier enfant. J’ai mis mon engagement entre parenthèses. » Positionnement compatible avec sa défense conservatrice de la famille. « J’ai fait les Manifs pour tous. Et je continue à me battre contre la procréation médicalement assistée (PMA) et contre la gestation pour autrui (GPA). C’est un grand danger pour nos enfants. »

Des enfants, elle en a quatre, âgés de onze à dix-sept ans. En 2014, Éléonore Revel a accepté de soutenir la candidature aux municipales de Sophie Van Goethem (aujourd’hui colistière de Laurence Garnier, des Républicains, à Nantes) : « j’ai fait ça parce qu’elle n’arrivait pas à boucler sa liste. » Elle récidive en 2015, comme candidate et directrice de campagne pour les régionales, derrière Pascal Gannat (FN). Depuis, elle est restée secrétaire générale du groupe à la Région.

En 2016, elle se présente pour la législative partielle à Nantes. En 2017, c’est rebelote. Elle obtient 4,5 % des voix. Elle tente les sénatoriales, et sera aussi des Européennes. 2020 est sa sixième campagne. Au départ, elle n’en voulait pas : « j’avais fait une formation en coaching pour les entreprises, et je voulais lancer ma boîte. » Faute d’autres candidats investis par le national, elle a fini par se proposer : « et je ne regrette rien. » Question de foi, elle, la croyante ? « Non. Si je suis en politique, c’est par amour pour mon pays. », indique-t-elle.

Agnès CLERMONT


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