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Entretien d’Eléonore Revel, candidate du Rassemblement national (RN) à la Mairie de Nantes, avec Breizh-info, paru le 10 mars 2020


Dernière ligne droite concernant la campagne de l’élection municipale, à Nantes comme ailleurs. Mais dans la cité des Ducs de Bretagne, celle-ci se déroule dans un climat très tendu. Surtout pour l’une des candidates, Éléonore Revel, qui défendra les couleurs du Rassemblement national (RN), et qui subit de multiples pressions et violences (voir notre compte-rendu de l’attaque de son meeting la semaine dernière, sans que la Police nationale ne se charge de la sécurité).

Il s’agit de violences qui n’ont, à ce jour, pas été condamnées par les autres candidates. Car sur Nantes, la bataille sera 100 % féminine, sans que cela n’offusque les éternels ayatollah de la parité et du féminisme : Johanna Rolland pour le Parti socialiste (PS), Julie Laernoës pour Europe écologie-Les Verts (EE-LV), Valérie Oppelt pour République en marche (REM), Laurence Garnier pour les Républicains (LR), Éléonore Revel pour le Rassemblement national (RN) et Margot Medkour pour Nantes en commun, mouvement soutenu par France insoumise (FI).

Quoi qu’il en soit, la candidate du Rassemblement national mène une campagne offensive, et n’entend pas baisser la tête face aux gros bras de la Confédération générale du travail notamment et des groupuscules « antifas » qui voudraient empêcher toute voix dissidente de s’exprimer à Nantes. Un nouveau meeting devrait se tenir vendredi, juste avant la fin de la campagne officielle, à 20 heures, avec l’eurodéputée Mathilde Androuët. En attendant, nous avons interrogé Éléonore Revel sur son engagement et sur ses propositions pour Nantes.

Breizh-info.com : Tout d’abord, pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ? Pourquoi cet engagement en politique ?

Eléonore Revel  : Je m’appelle Eléonore Revel, j’ai trente-huit ans. Je suis mère de quatre enfants de onze à six-sept ans.

Mon père fait partie des premiers élus régionaux du FN, dans le Nord-Pas de Calais à l’époque. J’ai baigné dans un univers politique dès le plus jeune âge, nous aimons dans ma famille, débattre autour d’un verre, d’un bon repas, ou d’une soirée chaleureuse au coin du feu. La vie de la Cité et le bien commun a toujours été chez moi une priorité. Je me suis engagée en politique par amour de ma Nation, et par souci de mes compatriotes. Par amour de la liberté également, menacée aujour+d’hui dans notre pays comme autrefois dans les pays communistes.

J’ai fait des études de philosophie à la Sorbonne, je me suis ensuite consacrée à l’éducation de mes enfants.

En 2002, j’avais été active pour la campagne de Jean-Marie Le Pen. En 2014, j’ai aidé une liste DVD à se constituer, car je pensais qu’il était important qu’une autre voix puisse se lever à Nantes, j’ai vite été déçue quand la candidate a appelé à voter LR au second tour. J’ai ensuite été directrice de campagne de Pascal Gannat, pour les régionales de 2015. A ce jour, j’ai brigué tous les mandats, sauf celui des départementales.

Breizh-info.com : Qu’est-ce qui vous a poussé à rejoindre le RN ? N’est-ce pas encore plus dur, lorsque l’on est une femme, de faire face à une animosité politique comme on peut la connaitre à Nantes vis à vis du RN notamment, de la droite globalement ?

Eléonore Revel (RN) : J’ai rejoint le RN car c’est le seul parti politique qui fait le bon constat depuis 30 ans et qui a prédit ce qui nous arrive, c’est le seul qui préserve notre culture, notre patrimoine, notre identité, nos racines chrétiennes, et nos valeurs françaises, menacées par une submersion migratoire effrayante et favorisée par tous les partis politiques. Seul, ridiculisé ou bannit, j’admire le courage de nos élus du RN.

Depuis toute petite, je suis à contre courant du politiquement correct, ce qui me donne une certaine aisance, j’aime le débat philosophique, et je dirais que l’adversité politique le galvanise. Je crois que les femmes ont une véritable mission en politique, et qu’elles doivent prendre confiance en elles, car nos idées ont besoin de femmes pour être expliquées sereinement et avec douceur.

Breizh-info.com : Quelles sont vos principales propositions pour la ville de Nantes ? Et surtout au préalable, quel constat concernant les précédentes équipes (PS) qui tiennent la ville depuis des décennies ?

Eléonore Revel (RN) : Ma seule et unique priorité pour la ville de Nantes, c’est la sécurité, la sécurité des Nantais, de leurs enfants et de leurs ainés, la sécurité des biens et des personnes comme première des libertés. Les Nantais vivent avec la frousse au ventre désormais quand ils sortent de chez eux, quand ils prennent les transports en commun ou quand ils rentrent chez eux.

La maire sortante, aveuglée par son idéologie du vivre ensemble, a refusé de voir la réalité et de prendre les mesures simples et efficaces, qui auraient endigué cette insécurité immédiatement. Il faut savoir que la sécurité est le plus petit budget de la ville de Nantes, avec moins de 5%, soit 24.2 millions sur 505 millions. Il s’agit donc là de non-assistance à personne en danger. Le PS, dans notre ville a collaboré avec EELV, qui sont des bisounours de la politique et qui ont refusé de prendre les moyens de faire face à cette insécurité grandissante, dont elles ont augmenté les causes par ailleurs, par l’afflux de clandestins. Pire, le conseil municipal sortant se rend au chevet des délinquants et va soutenir les familles des racailles, dès que la police a dû employer la force pour rétablir l’ordre et le droit.

L’armement est une mesure qu’ils refusent par idéologie, quand bien même la police est désormais devenue une cible, obligée de fuir quand les armes à feu sont employées à Nantes.

J’ai la volonté politique et budgétaire, pour protéger les Nantais, nos pompiers, nos commerçants, et nos biens. Cela se déclinera avec plusieurs mesures, comme le doublement des effectifs de police, spécialement recrutés pour leurs compétences, afin d’être efficaces immédiatement. Nous formerons les policiers que nous armerons, nous voulons voir les policiers à pied dans TOUS les quartiers où cela est nécessaire et ce 24h/24h, 7j/7j en fonction des besoins.

Nous développerons la vidéosurveillance, dans les endroits stratégiques, et nous la relierons avec le centre de supervision urbain, qui sera lui mis en lien direct avec des patrouilles motorisées, pour des interventions rapides. Cette mesure est extrêmement efficace et permet de réduire de 45% la délinquance, comme c’est le cas à Beaucaire.

Nous proposerons l’application « Ville sûre » aux Nantais, ce qui leur permettra de signaler les incivilités et la délinquance en temps réel à la police, qui jugera de la nécessité d’intervention.

Nous sommes la seule liste à dénoncer la principale cause de la délinquance, qu’est l’immigration de masse et notamment l’immigration clandestine.

Breizh-info.com : La question des migrants à Nantes, mais aussi celles des violences, croissantes, dans le centre ville, interpelle de nombreux nantais. Faites vous le lien entre ces deux sujets ? Que préconisez vous ?

Eléonore Revel (RN) : Comme je vous le disais juste avant, le lien est un fait, qui dérange certes mais qui est la réalité de tous les Nantais. Un policier dénonce : ces arrivées massives ont « provoqué une progression notable des agressions sexuelles ».soit 42% de plus en 2019.

Dans le centre ville de Nantes, 100% des dealers sont des ressortissants étrangers » selon la police. (VA 20/02/2020)

Nous serons intransigeants pour lutter contre la submersion migratoire, qui cause des problèmes d’insécurité, de logements, et de saturation de la ville ; pour cela :

Nous empêcherons absolument toute nouvelle implantation de clandestins. Nous dénoncerons au procureur de toute personne en situation illégale présente dans la métropole. Nous organiserons l’évacuation immédiate des camps de migrants illégaux dès leur implantation – avec poursuites pénales, en cas de resquillage. Nous refuserons de subventionner les associations favorisant l’afflux des clandestins, politisées, ou encourageant le communautarisme. Nous nous écarterons progressivement de la politique des quartiers prioritaires, qui privilégie toujours les mêmes et crée un déséquilibre territorial – politique qui a déjà montré son inutilité. Je serai le maire de tous les Nantais.

Breizh-info.com : Un mot sur vos concurrents ? Pourquoi ne pas faire l »unité de la droite ?

Eléonore Revel (RN) : Les notions de droite et de gauche sont-elles encore totalement pertinentes ?

Quels sont les clivages politiques nets ? Il y a bien sûr un bloc d’extrême gauche de trois listes concurrentes, collectivistes et utopistes, qui restent ancrées dans les idéologies du 20ème siècle, qui ont pourtant conduit à tant de malheur, de l’URSS à la Chine en passant par les khmers rouges.

On pourrait y ajouter les écologistes qui peinent à se détacher de la gauche radicale et de ses contradictions, notamment en ne remettant pas en cause l’aspect humain de la mondialisation et des migrations incontrôlées, tout en souhaitant une forme de localisme pour le reste.

La mairie sortante s’accommode pleinement de la situation qu’elle a créé, et n’envisage pas de sortir de ses propres idéologies, même si elles mènent la ville au chaos.

Au centre gauche, on lorgne tellement peu vers le centre droit que les deux listes de Laurence Garnier et Valérie Oppelt ont déjà négocié leur fusion de second tour.

De fait, la sensibilité populaire et enracinée ne peut être représentée que par notre liste, liste de bon sens, liste prenant en compte les préoccupations des gens de notre peuple comme une famille unie veille à ce que ses membres aillent au mieux. L’unité de la droite reste une chimère tant que la droite centriste ne commence à s’inquiéter d’une insécurité plus que prévisible, que parce qu’elle commence à être touchée personnellement. Jamais les conséquences des politiques nationales et européennes n’ont été aussi directement influentes sur l’état de la ville et de sa métropole, ce qui est vrai ailleurs qu’à Nantes également. L’unité de la droite ne sera réelle que le jour ou des élus LR, comprendront que les alliances ne se font pas au centre, mais avec les gens qui défendent leur nation plus que leur réélection. Je suis d’ailleurs soutenue par la droite populaire, ce qui prouve que les gens qui ne se renient pas sur l’essentiel, sont à nos côtés.

Nous parlons d’un choix civilisationnel crucial, que la situation tendue à la frontière grecque rend plus que d’actualité, elles parlent d’un plan vélo et de planter des milliers d’arbres.

Nous parlons d’être efficaces et économes, elles se demandent comment prolonger les gabegies socialistes à coup de projets absurdes, du CHU en passant parle l’arbre aux millions.

Nous parlons de prendre en compte l’immense appel qu’à constitué le début du mouvement des gilets jaunes, elles veulent encore céder aux idéologies punitives et spoliatrices imposées par la gauche.

Breizh-info.com : Vous avez récemment subi une campagne calomnieuse médiatiquement, souhaitez vous revenir dessus ?

Eléonore Revel (RN) : Je suis allée avec mon directeur de campagne et second de liste, Wilfried Van Liempd, à une manifestation contre la loi bioéthique qui comporte également des éléments de destruction de notre civilisation. J’invite chacun à réfléchir à ce que l’appellation « néo nazi » implique pour lui-même quand il soutient un projet de loi contenant des dérives eugénistes. Les militants antifascistes, bien à l’abri derrières leurs pseudonymes et leurs ordinateurs créent un buzz à partir de rien : leurs amis masqués et armés ont attaqué la manifestation pacifique, ils ont trouvé des jeunes présents en face d’eux.

Il n’y a, à ma connaissance, ni plainte ni heureusement de blessé grave. Il est scandaleux que la manifestation des opinions politiques puisse être ainsi menacé physiquement par des groupuscules violents, en l’absence initiale de la police pourtant prévenue par les organisateurs. Il est aussi regrettable qu’une certaine presse militante proche des manifestants violents puisse ainsi tenter des rapprochements diffamatoires à partir de pages et de comptes anonymes. Je ferai également une priorité des violences exercées depuis des années par les groupuscules d’extrême gauche qui saccagent régulièrement le centre ville de Nantes comme ils ont tenté d’empêcher la tenue de notre meeting mardi dernier.

Breizh-info.com : Le mot de la fin ?

Eléonore Revel (RN) : Ne nous y trompons, la seule liste à Nantes qui propose une alternative crédible à 30 ans de socialisme et de magouilles politiciennes entre le PS, LR et LREM, dont les candidats sont interchangeables, est notre liste « Le bon sens pour Nantes ». Il est urgent de voter pour que nos mesures puissent être mises en place, l’enjeu est civilisationnel ne nous y trompons pas le 15 et 22 mars prochain. Si vous nous faites confiance et que nous obtenons le maximum de suffrages, nous serons présents au deuxième tour, et nous pourrons ainsi changer le cours de l’histoire de Nantes.

Propos recueillis par YVLes Français ont dit non. Ils ont dit non à une Europe technocratique et ultra-libérale. Ils ont dit non à la disparition de la France en tant que Nation souveraine. Ils ont dit non à la classe politicienne qui a fait campagne presque exclusivement pour le oui. Ils ont dit non au Gouvernement et à M. Chirac, dont l’engagement partisan a été total.

L’Union européenne doit désormais tenir compte du refus des Français. Si elle devait bricoler une solution de rechange, ou si elle avait l’arrogance de nous faire revoter, alors la France devrait envisager de sortir de cette Europe anti-démocratique. Sur un plan national, il est clair que nos dirigeants ont été sévèrement désavoués par les Français. Après la claque des élections 2004, le moins que M. Chirac puisse faire est de dissoudre cette Assemblée nationale si peu représentative. Il serait logique que lui-même démissionne de la présidence de la République, tant la défaite est la sienne.

Principale force de droite à s’être opposé à la ratification de la Constitution, le Front national de Loire-Atlantique remercie les électeurs, nationaux ou non, pour leur lucidité et leur courage.

Yann VALLERIE